Zazpiak Bat : Euskal Herriko armarria
Armoirie du Pays Basque - Basque Country's Coat of arms -Escudo de armas del País Vasco


Témoignage : "À tous ceux qui pensent
que la TORTURE n’existe plus aujourd’hui en Espagne,
Moi, Mattin BILBAO Cibourien
voici ce que j’ai vécu : Avec ma femme
et deux de mes enfants, nous nous sommes rendus à Vera pour inscrire
un de nos fils...

Par : 05 238 100
Introduction
En Espagne, le 22 mars 2006, un enregistrement diffusé sur toutes les
chaînes du pays a bouleversé la population. Après avoir fait plus de
800 morts et 2000 blessés, les dirigeants de l’ETA ont finalement
annoncé un cessez-le-feu permanant à partir du 24 mars 2006. «
L’objectif de cette décision est de lancer un processus démocratique au
Pays basque pour édifier un nouveau cadre dans lequel soit reconnus les
droits qui nous reviennent en tant que Peuple et assurer pour l’avenir
la possibilité de développement de toutes les options politiques. »
Malgré l’absence d’une annonce de dissolution de l’ETA, et, le souvenir
des « trêves sans lendemain », l’espoir que « cette fois-ci soit la
bonne » est grande. Le chef du gouvernement socialiste espagnol, José
Luis Rodriguez Zapatero, reconnaît que comme tout processus de paix,
celui-ci sera long et difficile.
Qu’est-ce que l’ETA
Le 31 juillet 1959, l’ETA (Euskadi Ta Askatasuna – État basque et
liberté) est fondé par les étudiants dissidents du Parti nationaliste
basque. Ils reprochaient au Parti nationaliste basque de ne pas
s’opposer suffisamment à la dictature de Francisco Franco, le
franquisme. L’ETA est donc une organisation séparatiste, armée et
clandestine, ayant pour moyen de répression la lutte armée, donc
pratiquant le terrorisme. Son but est d’obtenir la reconnaissance du
Pays basque, face à l’Espagne et la France, l’autodétermination des
sept provinces suivantes : Biscaye, Araba, Gipuzkoa, Navarre, Labourd,
Basse-Navare et Soule.
Pour mieux comprendre l’idéologie du nationalisme Basque nous allons
voir l’historique des faits, de l’origine des Basques jusqu’à l’état de
la situation de nos jours.
Historique
La véritable origine des Basques donne lieu à un grand nombre de
théories et d’hypothèses, puisqu’elle est encore inconnue. Les Basques
(ou Euskadi’s) sont un des plus vieux groupe ethnique survivant en
Europe, ils existaient bien avant l’État français et espagnol. Il
semble que les Basques aient occupé l’Europe occidentale bien avant la
migration des Indo-Européens au deuxième millénaire avant l’ère
chrétienne. Leur langue, le basque, est considérée comme un isolat,
puisqu’on ne peut démontrer sa filiation avec d’autres langues
vivantes. Pour les nationalistes basques, la protection de leur langue
(l’Euskera) a toujours été un élément fondamental de leur lutte. Les
origines obscures des Basques et de leur langue ont servi comme bases
pour les nationalistes, favorisant un idéal mythique de la nation
Basque. Les nationalistes fondent leurs convictions sur une
interprétation du passé de leur région. Selon eux, leur pays est
absolument différent de l’Espagne, tant par sa langue que par son
histoire : ils pensent que les Basques se sont gouvernés eux-mêmes
jusqu’à l’annexion de leur territoire par la Castille en 1200 et même
après, car, malgré cette intégration, ils ont toujours, affirment- ils,
défendu leur forme de gouvernement. De ce point de vue, le mouvement
nationaliste est donc un combat pour retrouver la souveraineté perdue.
Du douzième siècle jusqu’à la fin du 19ième siècle, les Basques
français et espagnols pouvaient maintenir une emprise sur les pouvoirs
locaux, grâce aux fueros. Les fueros sont les coutumes de l’Ancien
Régime appliquées par les assemblées locales que le roi de Castille
devrait jurer de respecter pour obtenir l’allégeance des provinces
basques. Les fueros reconnaissaient aux Basques de Guipuzcoa et de
Biscaye des droits particuliers, notamment certains privilèges en
principe réservés à la noblesse. L’évocation de cette noblesse,
qualifiée d’ « universelle », alimente encore l’idée que le peuple
basque a développé une tradition démocratique à nulle autre pareille,
puisque tous les hommes y étaient égaux en droits. Au 19ième siècle,
deux guerres dites carlistes (1833-1839, 1874-1876) aboutirent à
l’abolition des fueros, et un mouvement politique s’organisa peu à peu
pour exiger leur rétablissement. Quelques années plus tard, cette
revendication s’orienta vers le séparatisme. Le parti nationaliste
basque (PNV – Partido Nacionalista Vasco) fut fondé par un jeune
journaliste, Sabino Arana Goiri, en 1895 et son but principal fut de
distinguer radicalement les « races » basque et latine et de plaider
pour l’indépendance politique de la première. Pour rompre avec le
vocabulaire de l’ancien régime, il parla de « lois basques » (et non
plus de fueros) ainsi que d’indépendance. L’Espagne devint donc une
puissance étrangère dont il fallait se séparer.
L’arrivé du général Francisco Franco au pouvoir en 1935 ne fit
qu’enflammer le nationalisme basque. Franco voulait supprimer la
culture basque, en interdisant toute expression de leur nationalisme,
notamment en interdisant l’affichage de leur drapeau, l’utilisation de
leur langue ainsi que l’enseignement de celle-ci, et en favorisant
l’immigration de non basques en territoire basque. Tout cela afin
d’accentuer l’unité nationale de l’Espagne. L’attitude passive du PNV
face à cette répression, amenât des étudiants de l’Université de Bilbao
à fonder un groupe nationaliste en 1953. Après avoir cherché l’appui du
PNV et essuyé un refus de la part de certains dirigeants, Ekin se
radicalisât progressivement et conduit, le 31 juillet 1959, à la
création de l’Euskadi Ta Askatasuna (ETA), qui prônait clairement la
lutte armée. Avec l’ETA, le nationalisme basque est devenu
progressiste. Leur première manifestation a eu lieu à Amara le 28 juin
1960, où ils font exploser une bombe. S’ensuit ensuite une série
d’attentats à la bombe à travers le pays basque espagnol. Le 18 juillet
1961, leur tentative non-réussit, de faire dérailler un train
transportant des partisans de Franco, marque leur première action
militaire. La répression espagnole se fait forte, plusieurs suspects
sont arrêtés et torturés. Les prisons espagnoles sont remplies de
Basques et plusieurs s’exilent dans les territoires basques de la
France. C’est donc en France, mai 1962, qu’a lieu leur première
assemblée afin de déterminer les axes de la lutte armée. C’est lors de
cette assemblée qu’ils établissent que la culture basque et sa langue
sont les principaux symboles d’identité et d’unité du peuple Basque et
qu’ils ont donc droit à une indépendance. C’est aussi lors de cette
assemblée que l’on décide de former et entretenir des combattants
professionnels, même si ce n’est que lors de la troisième assemblée
(mai 1964) que l’ETA décide que le terrorisme est le meilleur moyen
pour atteindre ses objectifs. Au cours de la cinquième assemblée
(1966), ils prirent la décision de s’activer dans quatre domaines :
militaire, culturel, politique et travail, afin de faciliter la
conduite du mouvement.
En 1968, un leader de l’ETA, Txabi Etxebarrieta, est tué par la police.
L’ETA riposte le 3 août 1968, en assassinant le chef de police de
Gipuzkoa, Meliton Manzanas, homme réputé pour son usage de torture lors
d’interrogations. Le gouvernement de Franco réagit en faisant arrêter
une centaine de suspects. De ce fait, en 1969, c’est presque tout le
groupe de dirigeant de l’ETA qui est en prison. En 1970, lors du procès
Bargos, seize militants d’ETA sont condamnés, dont six à la peine de
mort. Franco est accusé de cruauté par l’opinion internationale
(puisqu’il a utilisé le garrot comme moyen d’exécution), ce qui donne
une popularité au combat de l’ETA. Vint ensuite, en 1973, le deuxième
assassinat de l’ETA, celui du sucesseur de Franco, l’amiral Luis
Carrero Blanco. Sa voiture blindée est propulsée dans les airs
par-dessus un immeuble avant de retomber sur une terrasse de l’autre
côté.
À partir de 1974, l’ETA subit une scission au sein de son organisation.
D’un côté l’ETA militaire, qui prône totalement le terrorisme, et l’ETA
politico-militaire, qui a des objectifs plutôt politiques, sans pour
autant renoncer à la lutte armée. Toutefois, au cours des années
suivantes, c’est surtout l’ETA politico-militaire qui fut le plus
active, même sur le plan du terrorisme, puisque c’est cette faction qui
compte le plus de militants.
Le 20 novembre 1975, le dictateur espagnol Franco s’éteint, et faute de
successeur, le franquisme aussi. Le 27 avril 1978, le bras politique de
l’ETA est créé, Herri Batasuna. La démocratie règne enfin en Espagne,
et elle confère en 1979 un statut d’autonomie au pays basque lors du
referendum du 25 octobre, ce qui lui donne la liberté de langue, et
diverses libertés administratives par rapport à l’état central. Le PNV
est en faveur, tandis que Herri Batasuna est contre, puisqu’il trouve
que cela n’est pas suffisant. Les attentats continuent, de 1978 à 1980,
l’ETA tue environ 330 personnes.
En 1982, ETA politico-militaire, s’auto-dissout, ses militaires
abandonnant l’usage de la violence pour atteindre leurs objectifs. Or,
ETA militaire considéra comme traîtres ceux qui acceptaient de mettre
fin à la lutte armée, et fit assassiner des membres d’ ETA en exil qui
rentraient au pays sous couvert de l’amnistie. L’ETA de nos jours est
donc ETA militaire. En janvier 1988, ETA annonce une trêve,
c’est-à-dire une suspension des actions terroristes à durée limitée.
Les pourparlers débutent en Algérie mais se terminent précipitamment un
mois plus tard quand le gouvernement espagnol rompt les négociations.
En 1992, l’arrestation des trois dirigeants d’ETA, le chef militaire
Francisco Mujika Garmendia, le chef politique José Luis Alvarez
Santacristina et le chef de la logistique José María Arregi Erostarve,
changea la direction d’ETA. . Ces arrestations affaiblissent la
capacité opérationnelle de cette structure terroriste mais ne
l’empêchent pas de continuer à agir. Après une courte trêve de deux
mois, les activités reprennent, avec à leur tête des dirigeants de
jeune âge, qui sèment la pagaille grâce à de la « violence de rue »
(street struggle), comme incendier des autobus et faire usage des
cocktails Molotov.
De plus, ETA commence à menacer les chefs des autres partis, y compris ceux des partis nationalistes basques rivaux.
En 1995, l’ETA fait une proposition de paix, connu sous le nom
d’Alternative Démocratique. C’est un cessez-le-feu, en échange de la
reconnaissance de l’autodétermination basque par le gouvernement
espagnol. L’Alternative Démocratique demande des négociations entre
l’ETA et l’Espagne sur l’amnistie des prisonniers politiques et les
réfugiés, et des mesures pour empêcher l’intervention de l’armée
espagnole dans le processus d’autodétermination du peuple basque.
Cependant, l’Alternative Démocratique de l’ETA est rejetée par le
gouvernement espagnol. Le soutient du parti Herrie Bastana s’effrite,
et la stratégie du gouvernement espagnol est de s’attaquer aux sources
de financements et aux infrastructures de l’organisation. Les
entreprises liées aux activités de l’ETA sont fermées, ainsi que le
journal ” Egin “, favorable au mouvement. Ainsi, le 16 septembre 1998,
à l’insistance de Herri Bastana, l’ETA déclare une trêve unilatérale de
durée indéfinie. Le 3 novembre, le président Aznar a demandé
l’ouverture de pourparlers afin d’obtenir un cessez-le-feu définitif,
mais les discussions restent au point mort : le gouvernement est prêt à
faire des concessions sur les 530 membres de l’ETA détenus ainsi que
sur les membres exilés de l’organisation, tandis que l’ETA place des
conditions politiques sur l’autodétermination de l’Euskadi. Le
gouvernement espagnol dit qu’il est prêt à négocier sur les détenus
mais refuse de parler de l’autodétermination de l’Euskadi.
Malheureusement, le 3 décembre 1999, l’ETA met fin à 14 mois de
non-violence.
L’ETA commet son dernier attentat mortel le 3 mai 2003. En 2004,
survient l’arrestation du chef de l’ETA depuis 1992, Mikel Albizu
surnommé « Antza ». De plus, on estime à 700 le nombre de militants
d’ETA dans les prisons d’Espagne et de France. De nos jours, le nombre
exact est inconnu, mais on estime environs 200 à 300 militants actifs
au sein de l’ETA et le nombre de sympathisants à 200 000.
Conclusion
Plusieurs facteurs contribuent au conflit et le rende encore plus
difficile à satisfaire. Notamment, il y a le nombre élevé d’immigrants
ou d’enfants d’immigrés au Pays Basque. Ce nombre élevé d’immigrants
affaibli d’une certaine façon l’appui du nationalisme puisqu’ils n’ont
pas nécessairement d’avantages à voter pour les partis séparatistes, et
tendent même à voter pour le parti socialiste espagnol. De plus, la
présence d’immigrants freine l’expansion de la langue Basque
(l’Euskera), un thème central dans le nationalisme basque.
De plus, les situations sont différentes selon la France et l’Espagne.
Les provinces Basque en France sont plus importantes à la France du
point de vue politique que de celui économique, tandis que pour
l’Espagne, les provinces Basques sont autant importante économiquement
que politiquement. Aussi, les provinces basque en France, se sentent
plus attaché à la France qu’au nationalisme basque. En Espagne, c’est
seulement Navarre qui s’identifie plus au gouvernement Espagnol.
D’ailleurs, si la France et l’Espagne accordaient l’indépendance aux
Basques, chacune ont dans leur pays d’autres minorités qui, influencés
par la victoire des Basque, serait tenté de revendiquer eux aussi leurs
indépendances.
Un geste qui pourrait peut-être améliorer la situation serait
d’améliorer les conditions économiques du pays basque, puisque le
manque d’emploi, surtout chez les jeunes, contribue aux révoltes et à
la violence. Le pays basque est une des régions d’Europe avec le plus
haut taux de consommation de drogues. Les problèmes économiques
combinés avec le haut taux de consommation de drogues amènent
éventuellement des mouvements de violence.
Quelques raisons peuvent expliquer l’annonce du cessez-le-feu permanent
du 22 mars 2006. Premièrement, les choses ont beaucoup changés,
auparavant l’ETA utilisait fréquemment la France comme sanctuaire, pour
ses membres ou pour entreposer des armes, mais désormais il y a une
plus grande collaboration entre France et Espagne, donc la France se
fait plus répressive. De plus, après les attentats du 11 septembre, le
terrorisme n’est plus rentable au point de vu politique. Finalement, de
nos jours, seulement 10 à 15% de la population basque supporte ETA, la
majorité des basques condamne cette violence. Il sera donc intéressant
de surveiller les prochains déroulements dans cette affaire, en
espérant que le cas de l’IRA a positivement influencé l’ETA.
Les Groupes antiterroristes de libération (Grupos Antiterroristas de Liberación, GAL) étaient une organisation multiforme implantée dans les services spéciaux espagnols (CESID), la Guardia Civil et la Policía Nacional, créée sous le gouvernement de Felipe González PSOE et dont le but était d'éliminer des terroristes basques du Sud (ETA) vivant au Pays basque Nord (ouest du département des Pyrénées-Atlantiques) et de créer un sentiment général d'insécurité dans la population.
De 1983 à 1987, ils ont commis de nombreux attentats (40), dont des meurtres (27), notamment dans le quartier du Petit Bayonne à Bayonne. D'autres structures semblables ont existé avant les GAL; elles sont soupçonnées d'avoir fait tuer Pierre Goldman, en collaboration avec ou Tany Zampa.
De très hauts responsables espagnols ont été condamnés en Espagne pour certaines des actions des GAL. Plusieurs Français mis en cause sont décédés dans des circonstances troublantes. Le 25 mars 1996, les députés du PCF à l'Assemblée Nationale réclamèrent en vain la création d'une commission d'enquête parlementaire. Chargé de plusieurs instructions sur les GAL quand il était en poste à Bayonne, le juge d'instruction Christophe Seys a, de sa nouvelle affectation à Vannes, publiquement dénoncé les entraves mises à son travail par sa hiérarchie et la police française.
Sommaire[masquer] |
A cela, il faut ajouter une centaine d'attentats supplémentaires durant ces années, contre des biens matériels ayant un lien avec des membres actifs ou auxiliaires de l'organisation terroriste ETA (se disant réfugiés politiques basques) et leur entourage en Pays Basque Nord ou avec Herri Batasuna en Pays Basque Sud.
txomin le 31-05-2008 à 19:08:43 #
bonne vidéo
a voirhttp://kalash.vefblog.net/popup_smileys.php#
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